L’Escale reprend des couleurs après une fermeture pour un coup de peinture et hop on reprend la même équipe dans un décor aux nuances mauves. Clément Fleck aux fourneaux pour une cuisine de marché, précise et généreuse accompagné de Carole qui vous accueille très chaleureusement, de ce côté-là rien n’a changé depuis mon post précédent.

Ce soir nous nous laissons tenté par le menu « pleine saison ». Le chef sélectionne, pour vous, parmi la carte, deux entrées, un plat et un dessert. Je suis aux anges car ça colle exactement avec ce que j’aurais choisi !

En amuse bouche : une petite poêlée de quetsches à la polenta. Le ton est donné, contraste de textures et alliance des saveurs … je me réjouis pour la suite…

Puis arrivent les entrées : - Un cupcake au caviar d'aubergine et pignons de pin rafraîchi
d’une mousse de chèvre frais au thym, décoré de filaments de betteraves. Chaud-froid, moelleux-léger, le tout est fonctionne bien. – Un gros champignon de Paris rehaussé d’un oeuf mollet et servi avec du pâtisson glacé croquant et une sauce hollandaise onctueuse. L’assiette totalement monochrome est osée avec un goût certain pour l’équilibre, dans tous les sens du terme !

En plat : un Parmentier de bœuf, cèpes et céleri braisé accompagné d’une sauce tomate, chorizo, échalotes. Le bœuf, que j’image en cuisson lente, s’effiloche à souhait pour fondre sur la langue, la purée de céleri émoustille légèrement les papilles, et bing ! pour finir arrive la note de chorizo. Comme c’est vraiment trop bon, on finit son assiette en se disant qu’il se raisonnable de garder une petite place pour le dessert … Clément, s’il vous plait, ne soyez pas aussi généreux ! Pour un pareil dîner les portions peuvent largement être réduites.

Arrive alors le dessert… des dynamites pétillantes au chocolat Caraïbes et son sorbet fraises des bois. Comme c’est préparé tout en légèreté, finalement il se laisse gentiment mangé. Le sorbet a un goût bien marqué et le cigare alterne entre croustillant et douceur de la mousse dont la note chocolat se fait peut être trop discrète.

Vous l’aurez compris nous nous sommes délecté devant tant de plaisirs pour les yeux, d’harmonie et de saveurs dans la bouche. Je rajouterai que j’ai apprécié aussi la déco de table faite d’un pot de graines de pois germées qui apporte une touche fraîche et gustative supplémentaire, le tout dans la simplicité.

Vivement la prochaine escale …

L’Escale aux Quais, 2 quai Finkwiller (face à la caserne des pompiers) – T 03.88.37.32.34

Les entrées 12,50-16€, les plats 18-24€, les desserts 6,50-9€ - Le menu « pleine saison », 4 plats pour 39,50€

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Déc-2007 - Dans cette petite maison alsacienne toute en hauteur ou entre peu de lumière, toute la chaleur émane de la décoration dans les tons orangés et de la gentillesse de l'accueil. Le nombre de couverts limité et les 2 petites salles réparties sur des demi-étages donnent une impression très cosy à l'endroit.

Les portions sont largement suffisantes pour apprécier la finesse des plats et la qualité des produits proposés. Aujourd'hui nous avons pris la suggestion du jour.

- amuse bouche : velouté de volaille à la cannelle, une verrine bien crémeuse et onctueuse

- saumon croustillant sur lit de choucroute, l'ensemble enveloppé dans une feuille de brique pour ajouter du croustillant au fondant du saumon cuit comme il se doit, sur un choux bien relevé, le tout accompagné d'une sauce légère au raifort servie dans un petit verre à part

- clémentine fraîche servie en pomme d'amour au chocolat, pas facile à manger mais le cassant et l'acidité du chocolat de couverture se marie bien avec le juteux de la clem et glace à l'orange avec crumble aux noix, là la noix apporte une petite touche d'amertume. Un dessert qui allie toutes les saveurs. Un macaron au pavot et chocolat blanc accompagne le café.

L'escale aux quais - quai Finkwiller à Strasbourg - suggestion du jour plat + dessert + verre de vin : 18,50 € - entrées 11 à 17 € - plats 15 à 20 € - desserts 7 à 9 €

Une carte des vins à trouver son bonheur