Opération "restaurant pour tous": une opportunité pour découvrir ou redécouvrir une bonne table à moindre frais. Logiquement nous ne manquons pas ces occasions qui par ses menus imposés nous permettent aussi de manger des plats que nous n'aurions pas forcément choisit.

Cette fois-ci nous avons pris le chemin de la rue des Juifs pour aller à la Casserole, pardon chez Girardin. Madame Girardin nous accueille tout sourire dans son restaurant au décor sobre et chaleureux dans les tons de gris. Ici, tout est dans le détail comme les serviettes roulées en longueur, la coupe arrondie dans laquelle une généreuse boule de pain, coupée en quatre et encore tiède, est présentée ou l'autre coupe présentée renversée pour servir les amuses bouches.

casserole

Des amuse bouches, nous en avons eu à profusion comme une tuile pour symboliser une "autre idée de la pizza", une mousse de fane de radis sur une fine pate croustillante, une guimauve à la cacahouète et aux épices tandoori, un sablé au parmesan. Toutes ces bouchées aux  textures variées avaient comme point commun : des goûts très marqués qui permettent de bien identifier chaque produit.

En entrée, typiquement ce sur quoi je ne me rue pas – à tort, une déclinaison de betteraves de toutes les couleurs, rouge, jaune, blanche ou cette jolie chioggia bicolore, servie sur une tartelette avec une compotée de pommes au fugace parfum de cardamome et jus de persil en jolies touches décoratives. On retrouve dans ce plat toute la joie et la saveur des légumes de chez Marthe Kehren à Fessenheim le bas, où la saveur légèrement terreuse de la betterave est contrebalancée par l'acidité de la pomme.

Puis un beau morceau de quasi de veau en papillote de lard. Le lard était un peu trop généreux et apportait un goût trop salé à mon palais. Néanmoins le croustillant était intéressant.  Servi avec des carottes des sables au miel citronné, très délicat.

Chaud devant, le dessert ! Une mousse soufflée au chocolat guanaja dont les effluves douces ont largement titillées mes narines. Peu sucré ce soufflet était léger, aérien, chaleureux. Avec le thé, quelques mignardises : une tuile au poivre de sechouan – intéressante, un pot de crème au chocolat, un macaron au thé, une mini madeleine au citron très douce, et une guimauve au marc de gewurtz qui casse bien le goût sucré.

 

Chez Girardin – 24 rue des Juifs à Strasbourg
Pour l'opération le menu proposé est servi avec une coupe de crémant et deux vins : 40 €/pers