Tout est surprenant dans ce restaurant le contraste entre l'extérieur et l'intérieur, la décoration de la salle et des tables, l'ambiance générale et la carte … L'extérieur ne paie vraiment pas de mine. A l'intérieur, on retrouve des vestiges de ce qui a été autrefois une brasserie de quartier avec les vestiges des frises et du bar en chêne foncé combiné avec des nappages blancs et gris et quelques toiles contemporaines aux murs. Une vaste carte à base de produits locaux et de saison revisités version cuisine du monde. A la lecture de : yuzu, tempura, figue de Solliès, aspérule, spéculoos … on se sent tout de suite que l'on va embarquer pour un voyage gustatif.

L'accueil est charmant, le personnel très attentionné et j'ai particulièrement apprécié l'écoute et les conseils prodigués pour construire nos menus. Nous avons pris la formule trois plats.

En amuse-bouches nous avons eu un escargot sur lit de poireau à l'ail, frais et gouteux puis un velouté de céleri, poire et homard à l'huile de truffe, agréable mélange sucré/sous bois.

En entrées : - du bœuf de Coutancie, champignons en boule à thé pochés "minute" dans un bouillon au gingembre et à la citronnelle. Le bouillon est doux tout en étant réveillé par le gingembre, la boule de trompettes est un peu encombrante dans le bol et rend la chose difficile à manipuler, le bœuf coupé en fines lamelles et cuit dans le bouillon est de grande tendreté. – des sushis alsaciens faits de saumon, choucroute et légumes croquants accompagnés de sauces au raifort/sésame, confit d'oignons/grenadine, wasabi/aneth et d'une salade d'herbes (aneth, cerfeuil, roquette) sauce à la pomme. L'originalité parle d'elle-même et l'ensemble des goûts se fondent en douceur.

En plats : - Une papillote de lotte en émulsion de citron yuzu, salade de wakame aux girolles et d'une salade de pommes de terre. Une fois la papillote démontée, le papier transparent devient très encombrant dans l'assiette ce qui est gênant. Pas de chance la lotte n'était pas assez cuite mais la sauce rehaussée de sa pipette de yuzu est tout de suite pimpante. L'association ratte et vitelotte rend l'assiette bien colorée. – Un onglet de bœuf au beurre de roquefort avec sa tatin d'endives aux poires et roquette aux cerneaux de noix. Rien à redire, l'ensemble fonctionne très bien. Le beurre de roquefort, placé à part permet de bien doser et la tatin sur une base de pate feuilletée conjugue le croustillant et le fondant.

En desserts : - Des figues "Solliès" rôties avec du pain d'épices perdu de Guertwiller et crème glacée à la cannelle. Tout pareil, le fondant de la figue ave le croustillant du pain d'épice grillé et l'onctuosité de la glace (que l'on aurait aimée néanmoins plus marquée en cannelle) rendent ce dessert très agréable. – Une poire pochée au thé "Nil rouge" de "Mariage Frères", posée sur un palet de chocolat à l'Espelette et à la fleur de sel et un granité au thé. J'ai apprécié le côté rafraichissant de la poire et le palet bien épais fortement poivré.

Dans tout ça nous avons hésité avec - la terrine de foie gras à la cannelle, cône de pépites de foie gras poêlé aux coings, grué de cacao, - l'aumônière de queue de bœuf aux pépites de foie gras poêlé, espuma de céleri au cidre ou - le moelleux au chocolat noir en cœur de framboise, sorbet au Maury Mas Amiel, qui paraissaient bien tentants aussi.

La Vignette, 78 route des Romains, Strasbourg Koenigshoffen - Tél: 03 88 28 99 52
fermé le Lundi soir et le dimanche
Entrées de 10 € à 14,50 € - Plats 21 à 22€ - Desserts 7,50€ à 11€ - Formule menu (3 assiettes au choix dans la carte): 35€ - Menu surprise (4 assiettes): 45€