Pour surfer sur la vague de la cuisine tendance, j'ai fureté sur le site cuisine moléculaire.com pour trouver l'inspiration car il n'était pas question de laisser mes invités continuer avec une cuisine traditionnelle !

En entrée un risotto froid en croute de poivron rouge. Pour 4 personnes : 4 poivrons rouges plongés dans l'eau bouillante pour ôter la peau. Dans un blender, les mixer avec, 1 gousse d'ail, paprika, sel, poivre. Filtrer pour séparer la pulpe et le jus. Récupérer le jus dans une casserole et ajouter 30 cl d'eau et 5 gr d'agar agar. Chauffer jusqu'aux premiers signes d'ébullition. Couler et laisser prendre dans un plat qui permet d'avoir une hauteur de 3 mm environ.

Pendant ce temps là, préparer un risotto citronné. Faire revenir dans de l'huile quelques belles d'échalotes ajouter le riz et remuer jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Ajouter petit à petit du bouillon de légumes pour le faire cuire. J'ai également ajouté le zeste d'un citron* avec son jus et du gingembre rapé en belle quantité pour avoir une touche citronnée. J'ai terminé la cuisson avec un fromage de chèvre frais pour lui donner l'onctuosité (à la place de la crème fraiche et du parmesan). Laisser refroidir.

J'ai monté à l'emporte pièce en ajoutant à l'intérieur du risotto des raisins secs et des pistaches*.

Comme je suis assez contente du résultat, je peux donc partager...

poivron_risotto

Pour le plat … c'est tout une histoire : ma belle-sœur me dit un jour : "tiens prend ça, ça pue. Je ne sais pas quoi en faire. Si tu ne le prends pas, ça passe à la poubelle." En voilà un défit.

En fait, il s'agit d'un miel d'Italie aromatisé à la truffe. Certes, ça sent très fort ! Mais comme je ne sais pas résister à la truffe, c'est certain, je vais en faire quelque chose…
L'idée me vient de badigeonner des filets de caille. Viande délicate et facile qui supporte volontiers une caramélisation. En fait, même en miel, la truffe perd ses propriétés odorantes à la cuisson. Si fait que le plat a eu nettement moins d'intérêt.

La suite de l'histoire est la recherche du vin pour accompagner le plat. Nous voilà parti dans le vignoblevins alsacien à la recherche de la bouteille qui sera contre balancer la puissance aromatique de la truffe. Je vous passe les têtes des vignerons à la sortie de notre pot de miel... Nous avons trouvé que les arômes de rose apportaient un certain équilibre. Sans savoir pour autant choisir, nous avons proposé 2 Gewurtz : l'un issu de sols granitiques de la cave de Beblenheim, tout en délicatesse avec son parfum de rose et et l'autre en GC Brand du domaine Stirn, moins prononcé mais sans faute de goût.

Pour exacerber le côté rose, j'ai voulu m'essayer à faire une écume d'eau de rose... beaucoup de temps - c'est long de récupérer la mousse à la girafe pour faire huit verrines - pour finalement pas grand-chose.

Le tout accompagné d'une simple purée aromatisée à huile de truffe, faite l'an dernier avec les pelures des truffes de Haute-Marne (voir les autres bonnes adresses).

caille

En dessert, j'ai voulu associer trois de mes pêchés mignons : - le chocolat, en gâteau léger aux épices à speculoos, - l'abricot, en coulis parce qu'il n'a jamais voulu se solidifier, va savoir pourquoi !? J'aurais aimé en faire des cubes pour la présentation - la fève de tonka en mousse façon chantilly sans sucre.

Du coup, si la présentation n'a pas été celle que j'escomptais -donc pas de photo ! - j'ai personnellement beaucoup apprécié l'association des goûts et des saveurs. C'est sûr je recommancerai

* citrons de Sicile et pistaches de Bronte = sentinelles Slow Food ramenées du salon du goût de Turin.