Petite rubrique sur l'une des plus conviviale tradition alsacienne, oops pardon pour les traditionalistes : bas-rhinoise, la tarte flambée. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une tarte composée d’une très fine pâte à pain et normalement garnie de lardons, oignons et fromage blanc (avant déclinaison). Elle est de taille conséquente, se pose au milieu de la table et se partage entre les convives qui la mange avec les doigts. Un plat simple par excellence, pas cher, que l’on mange plutôt au restaurant car peu de personnes disposent de ce four à bois capable de les cuire comme il se doit.

Plus c’est simple et plus tout devient compliqué. Car, il est facile de comparer et tout se joue sur la qualité des produits.  Chacun y va de sa petite adresse… et je ne voudrais en aucun cas entrer dans cette polémique. Il se trouve qu’en cette fin d’année nous avons abusé de ces sorties alors je partage...

1e Les classiques « usines » à tartes flambées : non pour le côté banal, mais plus pour leurs capacités d’accueil. Des valeurs sûres, où le goût est quasi constant, le décor traditionnel et souvent chaleureux. Dans cette catégorie, j’y mets le Marronnier à Stutzheim (six salles toutes décorées de magnifiques kachelof, poêle à bois). Le Landhof, à Olwisheim ou l’Osthof à Eckwersheim (même maison) encore plus grands.

2e La tradition et la super qualité : Nous avons découvert chez Oncle Georges à Pfettisheim, il est trop slow ! Tout est fait maison, même la pâte, les produits plutôt bio et en provenance des fermes voisines. Là, j’ai redécouvert l’acidité du fromage blanc et la persistance en bouche des lardons goûteux et juteux. Dans ses variations, j’ai aimé celle aux échalotes, plus douce et adoré celle au munster délicatement rehaussée de carvi. Ne ratez pas non plus sa salade verte, assaisonnée d’huiles très douces et agrémentée de graines.

3e Tendance branchée. On change de registre et même de département : à Kayserberg le Flamme & Co. Il s’affiche « créateur de tartes flammées », tout un programme. Déco très lounge parisien dans les tons noir et violet, musique très présente assurée par un dj, assiette en ardoise. Toute ressemblance avec la tradition précédemment décrite … tarte au roquefort, foie gras, escargots, céréales, etc. Bref, j’arrête là, la carte est trop longue. Donc, si on ne cherche pas ce que l’on connaît déjà, il faut à tout prix (et le mot est faible !) faire cette expérience. Mon coup de cœur ce jour là est allé à la tarte dessert lychees, framboises et pétales de roses.