Voilà quelques années que je cours les cours et autres démonstrations de cuisine. Et, dans la région strasbourgeoise ce n'est pas ce qui manque !

Je passe sur les grands chefs qui vous accueillent dans leur cuisine et vous en mettent plein la vue, avec des produits de luxe, le tout à prix exhorbitant. Sans intérêt, à mon niveau.

Il y a également les démonstrations faites, parfois par les même chefs d'ailleurs, dans le cadre des Jeudis de la gastronomie ou Chef Studio. On regarde, on prend des notes et on déguste. Et là, on se rend compte qu'il ne suffit pas d'être un grand chef pour bien "partager" sa passion ! Je mets sciemment des guillemets car lors des derniers "jeudis de la gastronomie", organisés par le Ceffpa, les chefs se sont succédés et ne se ressemblaient pas.

J'y ai vu Sylvie GRUCKER, du pressoir de Bacchus à Blienchwiller. Une jeune femme autodidacte, pétillante, présentant une cuisine simple et gouteuse qui donne envie de refaire vite, vite les recettes. Et puis, il y a eu Emmanuel PERRIN, du Parc à St Hyppolite. Jeune et passionné mais avec des recettes dont les ingrédients de bases, faits maison, nécessitent des mois de macération ou des préparations ultra sophistiquées. Alors quel est l'intérêt pour l'amateur de cuisine, qui comme moi, soit recommence de suite, soit empille les recettes dans une belle boîte ... Outre la déception, on redevient modeste et se dit : "chacun son métier, allons manger chez lui !".

Dans un autre genre, vient de s'ouvrir à Strasbourg "Cuisine aptitude". Un concept de cours fait dans un laboratoire adhoc sur des durées variées allant de 1/2 heure à 2H30, puis on mange ce que l'on a préparé soit même. Le Chef habituel est encore balbutiant (le cours à été pris tout au début de l'ouverture ...) mais il gagnera vite en efficacité. Un concept efficace et convivial. Récemment nous avons voulu tenté de mettre en place un cours dédié à la cuisine japonaise ménagère avec l'association Slowfood, dont Kunihisa Ohara -notre chef d'un jour- fait également partie. Et là, on se rend vite compte qu'il n'est pas donné à tout le monde d'être didactique, clair et efficace dans les explications !

En conclusion, des deux formules si différentes, j'ai une préférence pour la deuxième car on est en petit groupe, on travaille quand même un peu. Du coup, on perçoit vite ses limites et c'est plus facile après d'en composer une recette dérivée. Car, de toute façon, je n'en fait toujours qu'à ma tête !